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Photographe agroalimentaire à Sète : chez Ligne Mer, le thon rouge de la découpe au bocal

Photo du rédacteur: Emeline & Clément
Emeline & Clément
21 oct.
10 min de lecture

Dernière mise à jour : 25 oct.

Parc Aquatechnique, à Sète. Un lundi de novembre, en fin d’après-midi.


Sur une planche bleue, une pièce de thon rouge attend son tour. La chair est d’un rouge profond, presque translucide sur les bords. Julie ajuste ses gants, prend son couteau, et la première tranche tombe sans un bruit.


À un mètre de là, Emeline a déjà déclenché.


Découpe d’une pièce de thon rouge sur une planche bleue dans le laboratoire de Ligne Mer à Sète

Ce jour-là, pas de salle de restaurant ni de table de réveillon. Emeline travaillait dans un laboratoire de transformation, entre les marmites, les bocaux et l’autoclave. Le genre d’endroit que le client final ne voit jamais.


C’est pourtant là que tout se joue. Et c’est exactement ce que nous venons chercher quand nous travaillons comme photographe agroalimentaire à Sète : le geste, la matière, la rigueur, et cette fierté discrète de celles et ceux qui fabriquent.


Ce laboratoire, c’est celui de Ligne Mer, conserverie artisanale et mareyeur sétois. Voici le récit de notre reportage, de la découpe du thon jusqu’au bocal étiqueté. Et quelques conseils, si vous êtes artisan, producteur ou vigneron et que vous vous demandez à quoi ressemblerait votre atelier en images.


Ligne Mer, mais c’est qui ?


Ligne Mer est une conserverie artisanale et un mareyeur installés depuis 2021 au Parc Aquatechnique, à Sète. Jordan pêche le thon rouge à la ligne, à bord du Deux frères 8. Julie, créatrice et gérante, le transforme dans son laboratoire agroalimentaire.


Deux métiers, un couple, un même poisson.


Lui, c’est Jojo. Capitaine et pêcheur à la ligne, il le dit lui-même : il vit de sa passion.


Elle, c’est Juju. Elle découpe, cuisine, met en bocaux, et fait de chaque pièce de poisson une recette qui peut voyager loin du port.


Leur page Instagram annonce la couleur dès la première ligne : ici, c’est le thon rouge, et avec le cœur. Difficile de faire plus clair.


Ce n’est pas un hasard s’ils sont installés ici. Sète se présente comme le premier port thonier de France, et le thon rouge de Méditerranée fait partie du paysage, des quais jusqu’aux assiettes.


Pour suivre leurs coulisses, direction le compte Instagram de Ligne Mer.


Julie, créatrice de Ligne Mer, au travail dans son laboratoire agroalimentaire à Sète

Que photographie-t-on dans un laboratoire agroalimentaire ?


On photographie les étapes dans l’ordre où elles se déroulent : la matière première, la découpe, la cuisson, le conditionnement, la fermeture, puis le produit fini. Entre deux étapes, on cherche les gestes et les détails qui prouvent le savoir-faire : une étiquette de traçabilité, un bocal qu’on essuie, une main qui dose.


Chez Ligne Mer, ce jour-là, le héros s’appelait la ventrèche de thon rouge à l’escabèche.


Emeline l’a suivie de bout en bout.


La découpe : ne rien perdre


Tout commence sur la planche.


Julie pare, tranche, retaille. Elle l’explique elle-même sur ses réseaux : une belle découpe, c’est celle qui limite la perte, pour tirer le meilleur de chaque pièce.


Pour une photographe, c’est un moment rêvé. Les gestes sont précis, la lumière glisse sur la chair, et il n’y a rien à mettre en scène.


Il suffit de regarder.


Geste de découpe du thon rouge au couteau chez Ligne Mer, conserverie artisanale à Sète

Pièce de thon rouge de Méditerranée parée sur la planche avant la transformation

Chair rouge d’une pièce de thon rouge de Méditerranée après la découpe

Une étiquette qui en dit long


Avant la cuisson, Emeline s’arrête sur un petit détail blanc, glissé contre le poisson.


Une étiquette officielle, frappée de la Marianne : thon rouge, « pêché par canneur / ligneur / palangrier », en Méditerranée.


Ce petit bout de plastique, c’est la traçabilité du poisson. Chaque thon rouge pêché est déclaré et identifié, et cette identification le suit jusqu’à la vente.


En photo, il vaut tous les discours. Le client ne lit pas toujours une fiche technique. Une image comme celle-ci, il la comprend tout de suite.


Étiquette de traçabilité d’un thon rouge pêché à la ligne en Méditerranée

La cuisson : patience et grandes marmites


Puis la ventrèche passe à la cuisson.


Grandes marmites en inox, préparation rouge et parfumée qui mijote doucement. On remue, on surveille, on goûte.


L’escabèche est une vieille recette méditerranéenne : du poisson saisi, puis une marinade relevée de vinaigre et d’aromates. De quoi parfumer tout le laboratoire.


Côté photo, c’est le moment des contrastes : le métal des cuves, la vapeur, le rouge de la sauce, le bleu des gants.


Oui, le bleu des gants. Dans un laboratoire, on ne choisit pas sa palette, on compose avec.


Et franchement, ce bleu-là rend service.


Julie surveille la cuisson de la ventrèche de thon rouge à l’escabèche dans le laboratoire Ligne Mer

Préparation de l’escabèche de thon rouge dans une marmite en inox

Sauce de l’escabèche de thon rouge en cours de cuisson

Escabèche de thon rouge répartie dans des bacs en inox avant la mise en bocaux

La mise en bocaux : une cuillère, un bocal


Vient le remplissage. À la main.


Une cuillère, un bocal. Une autre cuillère. On ajuste le niveau, on essuie le bord avec un linge propre, on passe au suivant.


C’est la séquence la plus longue du reportage, et l’une de nos préférées. Parce qu’elle montre ce que le mot « artisanal » veut vraiment dire : quelqu’un, derrière chaque pot.


Remplissage d’un bocal à la cuillère dans une conserverie artisanale de Sète

Une cuillère d’escabèche de thon rouge versée dans un bocal en verre

Mise en bocaux à la main de la ventrèche de thon rouge chez Ligne Mer

Bocaux remplis d’escabèche de thon rouge avant leur fermeture

Bord d’un bocal essuyé avec un linge propre avant la fermeture

Fermer, stériliser, étiqueter


Les bocaux passent ensuite sous la machine qui pose et serre les couvercles. Un bras métallique descend, presse, remonte. Julie accompagne chaque passage.


Julie ferme les bocaux de thon rouge sur la machine du laboratoire Ligne Mer

Couvercle posé et serré sur un bocal de ventrèche de thon rouge

Couvercles de bocaux alignés dans une conserverie artisanale

Direction l’autoclave, la grande cuve où les bocaux sont stérilisés. C’est l’étape qui transforme une bonne recette en conserve. Julie règle, contrôle, surveille le tableau de bord.


Bocaux rangés dans le panier de l’autoclave avant la stérilisation

Julie règle l’autoclave pour stériliser les conserves de thon rouge

Dernier passage : l’habillage.


Une bande au drapeau français, ornée d’un petit hameçon, scelle chaque couvercle. L’étiquette annonce la ventrèche de thon rouge à l’escabèche, pêche artisanale en Méditerranée.


Fin du parcours. Le poisson pêché par Jordan est devenu le bocal de Julie.


Pose de la bande de scellage au drapeau français et à l’hameçon sur un bocal Ligne Mer

Bocal de ventrèche de thon rouge à l’escabèche Ligne Mer, pêche artisanale en Méditerranée

Et enfin, l’assiette


Un bocal, c’est bien. Un bocal qu’on a envie d’ouvrir, c’est mieux.


Pour les dernières images, Emeline change de casquette. Formée au design culinaire, elle compose deux usages tout simples : la ventrèche servie en assiette avec des pommes de terre, puis sur une tartine de pain grillé, un filet d’huile et une feuille de menthe.


Rien de sophistiqué. C’est justement le but.


Que le client se dise : « Ça, je vois très bien quand je vais le servir. »


Ventrèche de thon rouge à l’escabèche servie en assiette avec des pommes de terre

Bouchée de thon rouge à l’escabèche et de pomme de terre sur une fourchette

Tartines de thon rouge à l’escabèche décorées de menthe fraîche

Bocal Ligne Mer et tartine de thon rouge sur une assiette, conserverie artisanale à Sète

Tartine de pain grillé garnie de ventrèche de thon rouge à l’escabèche

Gros plan sur une tartine de thon rouge à l’escabèche et une feuille de menthe

Et chez un chef sétois, que devient ce thon ?


Il change de cuisine, et de recette. Au Quai d’en Face, à Sète, le chef Romain Murat travaille le thon rouge de Ligne Mer, qui figure parmi les fournisseurs présentés sur le site du restaurant. Mareyeur oblige, tout le thon de la conserverie ne finit pas en bocal.


Les assiettes d’Emeline, c’était la version maison. Chez Romain, on passe à la version chef.


Romain, Emeline le connaît bien. Elle a photographié sa cuisine, ses gestes, et même un réveillon de la Saint-Sylvestre où l’on servait en bonnet d’âne et en toge de diplômé. Toute la soirée est à lire dans notre article sur le réveillon façon salle de classe du Quai d’en Face.


Le thon rouge, lui, revient souvent sous son couteau.


D’abord la longe, entière, posée au milieu des agrumes et de quelques fleurs.


Longe de thon rouge entourée d’agrumes et de fleurs comestibles, en cuisine avec le chef sétois Romain Murat

Puis la lame, qui la tranche net.


Le chef sétois Romain Murat tranche une longe de thon rouge au couteau

Au restaurant, le voilà en carpaccio, finement tranché.


Carpaccio de thon rouge finement tranché, servi au restaurant Le Quai d’en Face à Sète

Et en janvier 2026, Romain l’a emmené jusqu’à Montpellier, pour la 10e édition de Sainte Tartine, le festival de la tartine. Sa création : « La gourmandise d’un Sétois en Aveyron ». Des oignons grillés au barbecue, un carpaccio de thon rouge mariné au sirop de foin, du mascarpone et des pickles d’oignons rouges.


Du sirop de foin. Nous, on n’y aurait jamais pensé. C’est sans doute pour ça que c’est lui, le chef.


Le public, lui, a tranché : sa tartine a reçu le Prix du Public.


Emeline l’a photographiée le soir de la remise des prix, deux fleurs posées sur le dessus.


Tartine au carpaccio de thon rouge du chef sétois Romain Murat, Prix du Public du festival Sainte Tartine 2026
« La gourmandise d’un Sétois en Aveyron », la tartine de Romain Murat, Prix du Public de Sainte Tartine 2026

Du bateau de Jordan au laboratoire de Julie, puis au passe de Romain : trois métiers, un même poisson. Et autant d’histoires à raconter en images.


Pourquoi un artisan de bouche a-t-il besoin de ces images ?


Parce que ses clients ne verront jamais son laboratoire. Restaurateurs, épiceries fines, entreprises ou particuliers achètent souvent sur une image, avant d’avoir goûté. Des photos du savoir-faire prouvent ce que l’étiquette promet : un produit local, fabriqué à la main, avec soin.


Une seule séance alimente ensuite des mois de communication :


  • le site et la boutique en ligne ;

  • le catalogue destiné aux professionnels ;

  • les coffrets de fin d’année pour les entreprises, que Ligne Mer propose d’ailleurs à ses clients professionnels ;

  • les salons, marchés et dégustations ;

  • les réseaux sociaux, où les coulisses intéressent souvent plus que le produit seul ;

  • la presse locale et les partenaires.


Et pas besoin de tout refaire à chaque nouvelle recette. Les gestes, le lieu et les portraits restent valables longtemps.


Nous détaillons ce que des images professionnelles apportent à un restaurateur, un chef ou un vigneron dans notre article pourquoi investir dans la photo et la vidéo culinaire.



Photographe agroalimentaire à Sète : comment se passe une séance dans un laboratoire ?


Nous calons la séance sur une vraie journée de production, en suivant les étapes dans l’ordre et en respectant les règles d’hygiène de votre atelier. Vous travaillez normalement, nous suivons votre rythme. À la fin, nous gardons un moment pour le produit fini et sa mise en scène.


Un laboratoire n’est pas un studio.


Il est souvent petit, très blanc, plein de reflets. Et on n’y déplace pas une cuve pour faire joli.


C’est précisément ce qui nous plaît : la photo documentaire s’y sent chez elle.


Pour que tout se passe bien, voici ce que nous vous conseillons de prévoir :


  • un jour où vous produisez vraiment, plutôt qu’une démonstration ;

  • les étapes et leurs horaires, pour ne rater ni la découpe ni la fermeture ;

  • les tenues et équipements que vos règles imposent aux visiteurs : nous les portons sans discuter ;

  • quelques produits finis et étiquetés, pour les images de fin ;

  • la liste de vos usages (site, catalogue, salon, coffrets), qui guide les cadrages, en largeur, en hauteur ou avec de l’espace pour un texte.


Et une seule personne à qui tout expliquer. Emeline à la photo, Clément à la vidéo : c’est notre façon de travailler à deux, avec un seul interlocuteur du premier échange à la livraison.


Et la vidéo, dans un laboratoire ?


La vidéo saisit ce que la photo ne peut que suggérer : le son du couteau, la vapeur, le bras de la machine qui descend, le rythme du travail. Clément filme pendant la séance photo d’Emeline, pour des formats courts destinés à vos réseaux, à votre site ou à un écran de salon.


Chez Ligne Mer, Emeline était seule ce jour-là, à la photo. Mais imaginez la même séance en vidéo.


Quelques secondes de remplissage, cuillère après cuillère, en disent plus long qu’un paragraphe sur le « fait main ».


Et vos photos comme vos vidéos parlent le même langage, puisqu’elles naissent sous la même lumière, le même jour.


Nous l’avons fait en cuisine, au Thaï de Castigno, à Assignan. Le récit est dans notre article photographe et vidéaste de restaurant dans l’Hérault.


Du bocal au sapin : la suite de l’histoire


Trois semaines plus tard, les produits de Ligne Mer repassaient devant l’objectif, dans un tout autre décor. Une table de fêtes, des bougies, du thon rouge en fines tranches et en bouchées, et les coffrets gourmands de Noël.


Cette séance-là, nous la racontons dans notre article sur la photo culinaire de Noël à Sète.


Et l’histoire ne s’est pas arrêtée aux bocaux.


L’automne suivant, Julie et Jordan ont confié à Emeline le baptême de leur fille, au Château Puech-Haut. Le thon de la conserverie était même servi au cocktail. Nous le racontons dans notre article sur le Château Puech-Haut.


C’est peut-être ce que nous préférons dans ce métier : quand une séance de travail devient une relation, et qu’on vous confie, l’année suivante, ce qui compte le plus.


Vous êtes artisan, producteur ou vigneron autour de Sète ?


Nous accompagnons les artisans et producteurs de bouche à Sète, sur le Bassin de Thau, à Montpellier, à Béziers, à Pézenas et dans tout l’Hérault. Conserverie, mareyeur, conchyliculteur, vigneron, brasseur, biscuiterie : le principe reste le même, raconter votre savoir-faire du début à la fin.


Autour de l’étang de Thau, les ateliers ne manquent pas.


Mas conchylicoles de Bouzigues, de Loupian et de Mèze. Caves de Frontignan, de Marseillan et de Pinet. Chacun a ses gestes, ses machines, sa lumière. Côté caves, nous avons même suivi une sélection de vins entière, de la dégustation à l’aveugle jusqu’aux bouteilles photographiées une à une sur fond blanc.


Et souvent, la conviction que « ça n’a rien d’intéressant, c’est juste mon travail ».


C’est justement ce travail que vos clients ont envie de voir.


Et quand le produit se vend d’abord par sa ville, nous le sortons de l’atelier : c’est ce que nous avons fait pour les tielles Cianni Marcos, photographiées des canaux de Sète à la Pointe Courte.


Toute notre approche est présentée sur notre page photographe et vidéaste culinaire à Sète.


Vos questions sur la photo agroalimentaire


Combien de temps dure un reportage photo dans un laboratoire ?


Chez Ligne Mer, la série consacrée à la transformation a tenu en un peu plus d’une heure, de la découpe du thon à l’assiette finale. Tout dépend de votre production : une recette suivie de bout en bout, plusieurs références ou des portraits en plus. Nous fixons la durée ensemble, d’après votre planning.


Faut-il arrêter la production pendant la séance ?


Non. Nous suivons une vraie journée de travail, à votre rythme, en respectant les règles d’hygiène de votre atelier. Au besoin, nous vous demandons de ralentir un geste le temps d’une photo, sans plus. Vos cuissons, vos bocaux et vos horaires passent toujours avant nos images.


Les photos peuvent-elles servir pour un catalogue professionnel ou des coffrets ?


Oui. Site, boutique en ligne, catalogue pour les professionnels, coffrets d’entreprise, salons, réseaux sociaux : précisez vos usages dès le premier échange. Ils guident les cadrages, en largeur ou en hauteur, avec ou sans espace pour un texte. Pour une campagne de fin d’année, prévoyez la séance dès l’automne.


Proposez-vous aussi la vidéo pour les artisans et producteurs ?


Oui. Pendant qu’Emeline photographie, Clément filme les mêmes étapes : gestes, sons, vapeur, machines. Vous obtenez des formats courts pour vos réseaux, votre site ou un écran de salon, avec un seul interlocuteur pour la photo et la vidéo, et une même lumière sur les deux supports.


Vous déplacez-vous en dehors de Sète ?


Oui. Basés à Sète, nous intervenons sur tout le Bassin de Thau, de Frontignan à Marseillan en passant par Balaruc-les-Bains, Bouzigues, Loupian et Mèze, mais aussi à Montpellier, à Béziers, à Pézenas et partout dans l’Hérault. Laboratoires, ateliers, caves, mas conchylicoles : nous venons chez vous.


Et si on racontait votre savoir-faire ?


Votre laboratoire vous paraît banal ? C’est normal, vous y passez vos journées.


Nous, nous y voyons des gestes que vos clients n’ont jamais vus. Et une histoire qui mérite mieux qu’une photo prise entre deux fournées.


Racontez-nous votre métier, vos produits et vos projets pour les mois à venir.



Ligne Mer, conserverie artisanale et mareyeur, avec vente directe sur place : 8 rue de Dublin, Parc Aquatechnique, 34200 Sète.


Le Quai d’en Face, restaurant du chef Romain Murat : 11 quai Aspirant Herber, 34200 Sète. Pour réserver une table : le site du Quai d’en Face, son compte Instagram et sa page Facebook.


Emeline & Clément

Duo Photo & Vidéo Culinaire

Sète, Bassin de Thau, Hérault

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