Photographe bouteille de vin : la Collection Printemps-Été 2026 des vins Pays d’Oc IGP, de la dégustation à l’aveugle au studio

Elles attendent devant la baie vitrée, serrées les unes contre les autres.
Toutes habillées pareil : une chaussette noire, du goulot jusqu’au pied. Pas une étiquette qui dépasse.
Impossible de savoir qui est qui. Et c’est tout l’intérêt.

Nous sommes le lundi 20 avril 2026, au Domaine de Manse, à Lattes, chez les vins Pays d’Oc IGP. Dans un instant, des dizaines de dégustateurs vont goûter ces vins sans rien savoir d’eux. Le soir même, à Montpellier, on dévoilera les élus. Et le lendemain, ces bouteilles poseront une à une devant notre objectif, étiquette bien en vue cette fois.
Deux jours, deux photographes, Emeline et Clément. Et une seule histoire à raconter : le chemin d’un vin, du verre à l’aveugle jusqu’à la photo de catalogue.
Être photographe de bouteilles de vin, c’est aussi ça. Savoir montrer la bouteille, et tout ce qui se passe autour.
Comment une sélection de vins arrive-t-elle devant notre objectif ?
Par une rencontre autour d’une tartine. En début d’année, à la Sainte Tartine de Montpellier, Emeline a croisé l’équipe des vins Pays d’Oc IGP, partenaire du festival. Quelques semaines plus tard, elle lui proposait de raconter son Grand Jury, de la première gorgée à la dernière photo.
Entre les deux, il y a eu la remise des prix. Ce soir-là, Emeline avait mis en scène les accords mets et vins des tartines lauréates de la Sainte Tartine 2026 : une tartine, deux bouteilles, un coin photo installé dans un restaurant.
Le courant est passé. Rendez-vous fut pris pour le lundi 20 avril.
Le Grand Jury de la Collection Pays d’Oc IGP, c’est quoi ?
C’est la grande dégustation qui choisit les cuvées ambassadrices des vins Pays d’Oc IGP. Deux sélections sortent de la même journée : la Collection Printemps-Été le matin, la Collection Automne-Hiver l’après-midi. Tous les vins sont goûtés à l’aveugle, par des professionnels du vin et de la table.
Pays d’Oc IGP, c’est la plus importante dénomination du Languedoc-Roussillon. Son vignoble longe la Méditerranée sur quatre départements, et 58 cépages y ont droit de cité.
Pour la Collection Printemps-Été 2026, 344 échantillons ont été dégustés. 51 cuvées ont été retenues : 25 blancs, 13 rosés et 13 rouges.
Autour des tables, des sommeliers, des cavistes, des chefs, des vignerons, des journalistes. Emeline résume la journée en quelques mots : « très intéressante, riche de rencontres, de différents univers ».
Avant l’arrivée des dégustateurs, à quoi ressemble la salle ?
À une salle d’examen très bien rangée. Tables rondes nappées de blanc, verres alignés, fiches de notation, crayons, crachoirs. Tout est prêt, et personne n’est encore là : c’est le moment des photos de détail.

Clément prend la salle dans son ensemble, en largeur, sous le grand plafond de bois. Emeline, elle, se penche sur les tables.
Une fiche de dégustation, un crayon taillé, quelques verres qui attendent leur premier vin.

Et de quoi grignoter entre deux séries, parce qu’un palais se ménage.

Ces images-là ne paient pas de mine. Pourtant, ce sont souvent elles qu’on retrouve dans une brochure ou un dossier de presse : elles disent le sérieux d’une journée sans montrer personne.
Puis la salle se remplit. En polo noir, l’équipe des vins Pays d’Oc IGP accueille les dégustateurs au micro, devant la bannière de la Collection.

Chacun rejoint sa table. Les premiers verres arrivent.

Comment photographier une dégustation à l’aveugle sans rien dévoiler ?
En photographiant tout, sauf les étiquettes. Les bouteilles restent sous leur chaussette noire du début à la fin. Alors on raconte la dégustation par les gestes : le nez dans le verre, la robe levée vers la lumière, le crayon qui note, le regard qui hésite.
Les dégustateurs travaillent par tables de cinq ou six. On goûte, on note, et on se donne ses impressions au fil des verres.

Pour une photographe, c’est un terrain idéal. Des visages très concentrés, puis, d’un coup, un sourire, ou un sourcil qui se lève.

Une dégustation de sélection, c’est du travail. Alors on se fait oublier : on tourne autour des tables, on attend le bon geste, on ne coupe jamais une conversation.

Certains notent sur papier, d’autres sur tablette. Tous prennent leur temps.

Et il y a les détails qu’on ne voit qu’à hauteur de table. Un crachoir noir au logo Pays d’Oc, un verre de rouge qu’on fait tourner.

Le meilleur, parfois, arrive entre deux verres, quand une table compare ses notes.

Et entre deux séries, que se passe-t-il ?
On mange, et on pose. Entre midi et deux, un traiteur régale les dégustateurs, dehors, sous les parasols. Pendant ce temps, l’équipe prépare déjà les verres de l’après-midi.

Des dizaines de verres, propres, alignés, prêts pour la Collection suivante.

C’est aussi l’heure des portraits. Chaque chef de table passe devant le mur des vins Pays d’Oc IGP, le temps de quelques images. De quoi mettre un visage sur celles et ceux qui ont choisi la Collection.

Un fond, une lumière douce, deux minutes par personne. Et un vrai portrait, pas une photo d’identité.

L’après-midi, on remet ça avec la Collection Automne-Hiver. Nouvelle série de verres, mêmes chaussettes noires, même concentration.


En fin de journée, tout le monde se retrouve dehors pour la photo de groupe. Les dégustateurs ont rendu leur copie.

Où le palmarès a-t-il été dévoilé ?
Le soir même, à Montpellier, au Belaroïa Hotel, face à la gare Saint-Roch. Les 51 cuvées de la Collection Printemps-Été 2026 y étaient réunies sur un même comptoir, au milieu des fleurs, et se dégustaient à nouveau, avec de quoi grignoter.
Nappe blanche, étoffes couleur rouille, bouquets d’automne : le corner de la sélection attendait ses invités.

Cette fois, les étiquettes sont à l’air libre. Après une journée à l’aveugle, ça fait presque bizarre.

Puis viennent les discours. On présente la Collection, on remercie les dégustateurs, on applaudit les vignerons.


Et les verres repartent pour un tour, cette fois pour le plaisir.


Vers 23 heures, nous quittons la soirée. Pas les mains vides : les bouteilles de la sélection repartent avec nous.
Une nuit avec 51 bouteilles, ça ressemble à quoi ?
À une nuit courte. Les bouteilles dorment chez nous, et nous, un peu moins. À 5 heures du matin, nous sommes déjà debout, à décoller la contre-étiquette des blancs et des rosés, une bouteille après l’autre.
Pourquoi ce travail de patience ? Parce qu’à travers un verre clair, l’étiquette du dos se voit de face. Elle brouille la robe du vin. Sans elle, la lumière traverse la bouteille, et la photo garde la vraie couleur du vin. Les rouges, eux, gardent leur contre-étiquette.
Il y a des nuits plus glamour. Mais rarement mieux accompagnées.
Photographe bouteille de vin : comment se passe une journée de packshot ?
Une bouteille à la fois, sur un fond blanc, dans un studio loué pour l’occasion. Chaque cuvée passe seule devant l’objectif, bien droite, étiquette lisible, pour rejoindre ensuite le catalogue de la Collection Printemps-Été 2026.
Le packshot, c’est la photo de produit dans ce qu’elle a de plus exigeant. Rien autour, donc rien pour cacher un défaut.
À l’opposé, la photo de produit en situation montre l’objet dans son décor, et dans des mains. C’est ce que nous avons fait pour les tielles Cianni Marcos, entre les canaux et les Halles de Sète.
Une bouteille ne bouge pas et ne cligne jamais des yeux. En revanche, elle renvoie tout. Le verre reflète la moindre lampe. Un blanc doit garder son or pâle, un rosé sa teinte exacte, et un rouge ne doit pas devenir un simple aplat noir. Quant à l’étiquette, c’est la carte de visite du domaine : elle doit se lire au premier coup d’œil.
Les blancs ouvrent le bal, en fin de matinée.


Puis viennent les rosés, les plus délicats. Leur couleur, c’est leur signature : au catalogue, elle doit être la même que dans le verre.


Les rouges ferment la marche, en fin d’après-midi.


La journée terminée, les bouteilles sont rentrées chez les vins Pays d’Oc IGP. Quelques jours plus tard, les photos les ont rejointes, prêtes pour le catalogue de la Collection.
Pourquoi photographier une sélection, du Grand Jury jusqu’au catalogue ?
Parce qu’une Collection se raconte toute l’année, pas seulement le jour du Grand Jury. Les images de la dégustation montrent le sérieux de la sélection, celles de la soirée son côté festif. Et les packshots servent partout où la bouteille doit se présenter seule.
Une même série d’images peut alimenter :
un catalogue ou une brochure de la sélection ;
un site, des réseaux sociaux, une newsletter ;
un dossier de presse ;
les salons et les dégustations publiques ;
la communication de chaque domaine retenu.
Les cuvées de la Collection Printemps-Été ont d’ailleurs été présentées au public le 2 juillet 2026, au Grand Défilé de l’Espace Vinalia, à Lattes.
Nous avions déjà vu le goût se raconter en images à l’ouest de Béziers, pendant la journée dégustation d’un traiteur au Domaine de Lussau, et dans le Gard, au Mas de Toulair, maison vigneronne du Château Saint Nabor, pendant cinq jours de formation avec l’Académie des Tables. Une dégustation de vins, c’est la même logique : des gestes, des visages, et ce qu’il y a dans le verre.
Vous êtes vigneron, cave ou domaine dans l’Hérault ?
Nous photographions vos bouteilles, et tout ce qu’il y a derrière : la vigne, le chai, la dégustation, les gens. Basés à Sète, nous nous déplaçons dans tout l’Hérault, de Montpellier à Béziers, de Pézenas au Bassin de Thau. Et quand le domaine a aussi sa table, nous passons en cuisine : au Château et Village Castigno, à Assignan, nous avons suivi les chefs du Thaï de Castigno, en photo et en vidéo.
Dans le palmarès de la Collection Printemps-Été 2026, nous avons d’ailleurs croisé des noms familiers. Le Château Puech-Haut, à Saint-Drézéry, où Emeline a photographié la réception d’un baptême dans l’Orangerie. Ou Calmel & Joseph, dont un vin accompagnait la Golden Tartine de la Sainte Tartine 2026.
Autour de l’étang de Thau, les caves de Frontignan, de Marseillan et de Pinet ont, elles aussi, des bouteilles à montrer. Pour Frontignan, terre de muscat, tout ce que nous y proposons est sur notre page photographe et vidéaste à Frontignan. Et quand le savoir-faire se joue en atelier, nous le suivons de bout en bout, comme dans notre reportage chez une conserverie artisanale de Sète.
Toute notre approche des métiers de bouche est sur notre page photographe et vidéaste culinaire à Sète et dans l’Hérault. Vous êtes plutôt du côté de Montpellier ou du Biterrois ? Retrouvez-nous sur nos pages photographe et vidéaste à Montpellier et photographe et vidéaste à Béziers. Et pour savoir qui tient les appareils, faites connaissance avec notre duo.
Et la vidéo, dans tout ça ?
Cette fois, nous étions deux à la photo, et aucune caméra n’a tourné. Pourtant, une dégustation se prête très bien à la vidéo : le tintement des verres, un nez qui plonge, une voix qui décrit une cuvée.
Sur un prochain concours, un lancement de cuvée ou des portes ouvertes, Emeline photographie pendant que Clément filme. Et vous gardez un seul interlocuteur pour les deux.
Vos questions à votre photographe de bouteilles de vin
Faut-il un studio pour photographier une bouteille de vin ?
Pour un catalogue ou une boutique en ligne, c’est le plus sûr : un fond uni, une lumière maîtrisée, aucune surprise. Pour la Collection Printemps-Été 2026 des vins Pays d’Oc IGP, nous avons loué un studio pour la journée. Au domaine, un petit studio peut aussi s’installer, entre deux photos de vigne et de chai.
Combien de bouteilles peut-on photographier en une journée ?
Tout dépend du nombre de cuvées, des formats et des angles souhaités. Pour les vins Pays d’Oc IGP, toute la sélection Printemps-Été 2026, blancs, rosés et rouges, est passée devant l’objectif en une seule journée de studio, une bouteille après l’autre. Nous fixons le rythme ensemble, selon vos usages.
Photographiez-vous aussi les dégustations et les soirées ?
Oui. Au Grand Jury des vins Pays d’Oc IGP, nous avons couvert toute la journée : la salle avant l’arrivée des dégustateurs, la dégustation à l’aveugle, les portraits des chefs de table, puis la soirée du palmarès à Montpellier. Salons, concours, lancements de cuvée ou portes ouvertes : même approche, tout en discrétion.
Vous déplacez-vous dans les domaines de l’Hérault ?
Oui. Basés à Sète, nous intervenons dans tout l’Hérault : autour de Montpellier et de Lattes, vers Béziers et Pézenas, sur le Bassin de Thau, de Frontignan à Marseillan, et dans les vignobles de l’arrière-pays. Pour un événement, nous allons aussi dans le Gard et dans l’Aude.
Faites-vous aussi des vidéos pour les domaines et les caves ?
Oui. Pendant qu’Emeline photographie, Clément filme les gestes du chai, l’ambiance d’une dégustation ou la parole du vigneron. Vous obtenez des formats courts pour vos réseaux ou un petit film pour votre site, avec un seul interlocuteur et des images qui racontent la même histoire que vos photos.
Et si vos bouteilles passaient devant l’objectif ?
Lundi matin, des chaussettes noires. Lundi soir, des fleurs et des discours. Mardi, une bouteille, un fond blanc, et tout le temps qu’il faut.
Votre vin a une histoire. Racontez-nous laquelle, et où il pousse.
La Collection Printemps-Été 2026 des vins Pays d’Oc IGP, son jury et son palmarès : toutes les informations sur le site des vins Pays d’Oc IGP et sur leur compte Instagram. La soirée du palmarès avait lieu au Belaroïa Hotel, face à la gare Saint-Roch de Montpellier : rendez-vous sur son site et sur son Instagram.
Emeline & Clément
Duo Photo & Vidéo Culinaire
Sète, Bassin de Thau, Hérault



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