Photographe culinaire à Montpellier : la Sainte Tartine 2026, du Marché Gare à la remise des prix

Il plonge sa grande cuillère de bois dans la marmite.
Il tire. Puis il lève le bras.
La pâte suit. Blanche, lisse, elle monte au-dessus de sa tête, plus haut encore, et ne casse pas. Autour, on retient son souffle, téléphones en l’air.
C’est l’aligot. Et ce soir-là, il file.

Nous sommes au Marché Gare de Montpellier, le vendredi 30 janvier 2026, pour la 10e Sainte Tartine. Emeline est l’une des deux photographes accréditées de l’édition, brassard officiel au bras. Et c’est en photographe culinaire à Montpellier qu’elle passe la soirée : des chefs, des boulangers, des vignerons, et 9 000 tartines à regarder de près.
Trois semaines plus tard, elle retrouvera les lauréats pour la remise des trophées.
Une tartine, ça se mange en trois bouchées.
Une photo, ça reste. On vous raconte.
La Sainte Tartine, c’est quoi au juste ?
C’est un festival gastronomique créé en 2017 par Stéphane Strobl, qui réunit chaque fin janvier, à Montpellier, des chefs, des boulangers, des producteurs et des vignerons d’Occitanie autour d’une seule idée : la tartine. La 10e édition s’est tenue le 30 janvier 2026 au Marché Gare, avenue du Marché Gare.
La date ne doit rien au hasard. Le 30 janvier, c’est la Sainte-Martine. Il suffisait de changer une lettre.
En 2026, 32 chefs avaient répondu présent, près de 2 000 visiteurs ont poussé les portes, et 9 000 tartines ont été servies. Les vins IGP Pays d’Oc accompagnaient la dégustation, et la marraine de l’édition était Alessandra Pierini, spécialiste de la cuisine italienne et chroniqueuse de l’émission « On va déguster » sur France Inter.
Le principe tient en une phrase : chaque chef imagine une tartine unique, qui raconte sa cuisine et les produits qu’il a choisi de défendre, sur le pain d’un boulanger de la région.
Restaurants de Montpellier, pâtissiers, boulangers, élèves de lycée hôtelier, et même plusieurs tables du Bassin de Thau, à Sète, à Balaruc-les-Bains et à Marseillan : la liste des participants ressemblait à une promenade gourmande dans tout l’Hérault.

Comment se passe la soirée au Marché Gare ?
Les portes ouvrent à 18 h 30, avec les vins et les producteurs, puis le « tartinage artistique » commence à 20 h 30 : deux heures pour goûter les créations des chefs, dressées autour d’un immense îlot central. Les tickets donnent droit à des tartines et à des verres de vin : chacun déguste, trinque, puis vote pour sa tartine préférée.
Avant l’ouverture, la halle est encore calme. Les comptoirs blancs attendent, alignés comme une piste d’atterrissage. Tout est prêt, personne n’est encore arrivé : c’est le moment des images de décor, celles qu’on ne pourra plus faire une heure plus tard.
Puis les portes s’ouvrent.

En quelques minutes, l’îlot disparaît derrière les épaules. Les plateaux se vident aussi vite qu’ils se remplissent.

Côté verres, les vignerons ne chôment pas non plus. Les bouteilles attendent au frais, et chaque gorgée se discute.

On déguste debout, accoudé aux mange-debout, et on recommence. Avant de partir, chacun glisse son vote dans la boîte de sa tartine préférée. Le verdict, lui, se fera attendre trois semaines.
C’est convivial, bruyant, joyeux. Exactement le genre de soirée où l’on comprend vite qu’un bon reportage ne se fait pas depuis le bord de la piste.
Que photographie un photographe culinaire pendant un festival ?
Trois choses : les gestes, les assiettes et l’ambiance. Les gestes racontent le savoir-faire, les assiettes donnent envie, l’ambiance prouve que l’événement a vraiment eu lieu, et qu’il était réussi.
Emeline les mène de front, en tournant autour de l’îlot comme on fait le tour d’un marché.
Les gestes, d’abord
Une poche à douille qui dépose une crème au millimètre. Des doigts qui posent le dernier détail. Une flamme qui jaillit au-dessus d’un plateau de tartines.



Ces images-là montrent ce que le client ne voit jamais : le travail.
Les tartines, ensuite
Pour chaque tartine, Emeline cherche un petit coin de calme. Une planche en bois, un fond sombre, une lumière de côté. Et elle descend à hauteur d’assiette.
Il y a les tartines qui jouent la hauteur.

Celles qui sortent de sous leur cloche de verre, comme au théâtre.

Celles qui misent sur la couleur, comme la création de Kim Egloff, cheffe de Mer and Co sur Instagram, à Balaruc-les-Bains : une rose de gravlax de mulet de Méditerranée, des pétales d’endive carmine et une vierge de grenade, sur une brioche à l’huile d’olive. Le Bassin de Thau avait mis les petits plats dans les grands. Deux ans plus tôt, nous avions photographié sa cuisine de caractère chez Mer and Co, à Balaruc-les-Bains.

Et celles qui ressemblent à un petit jardin posé sur du pain.


Trente-deux chefs, trente-deux idées de la tartine. On aurait pu en remplir un livre.
L’ambiance, enfin
Un festival, ce sont aussi des gens. Ceux qui servent, ceux qui goûtent, et ceux qui repassent devant le même stand, pour vérifier que la tartine était aussi bonne que dans leur souvenir.
Et ce cuisinier, qui a transformé sa marmite d’aligot en spectacle.

Qui a remporté la Sainte Tartine 2026 ?
Le jury a décerné trois prix : la Golden Tartine à Clément Gely, chef du VR à Vin et de La Table de Pierre Rouge, la Silver Tartine aux élèves du lycée hôtelier Georges-Frêche, et la Green Tartine à la Boulangerie Daveloza et à l’Atelier Bizarre. Le public, lui, a élu la tartine de Romain Murat, chef du Quai d’en Face à Sète.
Quatre tartines, quatre façons de raconter un territoire. Les voici, telles qu’Emeline les a photographiées.
Golden Tartine : Clément Gely et « La p’tite Laine Cévenole »
Sur un pain au maïs et aux graines de tournesol grillées : un effiloché de cochon Mangalitza servi tiède, une espuma à l’ail doux, des oignons en plusieurs textures, des chips d’ail et de topinambour, et une vierge à la ciboulette et à la capucine.
Rien qu’à lire la liste, on a faim.

Clément Gely est montpelliérain, cuisinier et pâtissier. Il a ouvert Le VR à Vin en 2021, puis repris La Table de Pierre Rouge en 2025, une adresse bistronomique nichée dans la verdure. C’est d’ailleurs chez lui, à La Table de Pierre Rouge, que les trophées ont été remis.

Silver Tartine : les élèves du lycée Georges-Frêche et leur « Daurade fumée senteurs marines »
Pour leur toute première participation au concours, les élèves du lycée hôtelier Georges-Frêche, à Montpellier, ont décroché la deuxième marche.
Leur tartine : un pain au curcuma et aux algues fait maison, un fromage blanc aux herbes, à l’échalote et au zeste de citron, de la daurade qu’ils ont fumée eux-mêmes, de la salicorne au vinaigre, des radis en pickles et une tuile croustillante au curcuma.
Fumée par leurs soins. On insiste, parce que ce n’est pas rien.

La relève est là, et elle a le sens du détail.

Green Tartine : la Boulangerie Daveloza, l’Atelier Bizarre et « Le cri du pleurote »
La Green Tartine, troisième marche du podium, salue une création végétale. Derrière celle-ci, deux artisans montpelliérains : François Florentin, de la Boulangerie Daveloza, qui travaille tout au levain naturel et en bio, et Raphaël Bonnet, de l’Atelier Bizarre, son laboratoire de fermentation.
Leur tartine : un pain pompe à l’huile au jus de kimchi, du chou chinois fermenté légèrement pimenté, une crème de noix de cajou au miso, des pleurotes rôties, une sauce aux shiitakés fermentés, une sauce barbecue au gochujang, du cajou fermenté et des herbes fraîches.
Du kimchi jusque dans la pâte à pain. Il fallait oser. Ils ont osé, et le jury a suivi.


Prix du public : Romain Murat, du Quai d’en Face à Sète
Sans être sur le podium du jury, Romain Murat a remporté le vote des visiteurs. Sa tartine, « La gourmandise d’un Sétois en Aveyron », posait sur le pain viennois d’une boulangerie sétoise des oignons grillés au barbecue, un carpaccio de thon rouge mariné au sirop de foin, du mascarpone et des pickles d’oignons rouges.
Du sirop de foin sur du thon rouge. Le public ne s’y est pas trompé.

Romain, nous le connaissons bien. Au Quai d’en Face, il travaille avec son père, Christophe, dans une famille qui tient une table à Sète depuis 1963. Emeline y a photographié leur réveillon façon salle de classe au Quai d’en Face. Et son thon rouge a une histoire, que nous avons racontée dans notre reportage sur le thon rouge sétois, du bateau au bocal.
Le soir des trophées, Christophe était là, aux côtés de son fils.

Que se passe-t-il à la remise des prix ?
Le 23 février 2026, les lauréats se sont retrouvés à La Table de Pierre Rouge, chez Clément Gely, à Montpellier. Ils ont refait leurs tartines en cuisine, reçu leurs trophées du Prix du public jusqu’à la Golden, puis chaque tartine a posé avec ses deux vins IGP Pays d’Oc devant l’objectif d’Emeline, seule photographe de la soirée.
Changement d’ambiance.
Fini la halle et ses néons, place à une cuisine de restaurant. Les chefs y refont leurs tartines, côte à côte, avec la même concentration que si le jury était encore là. Casquette vissée sur la tête, l’équipe de la Green Tartine dresse ses pleurotes.

Puis vient l’heure des trophées. Et la soirée a le sens du suspense : on commence par le Prix du public, on finit par la Golden.
Romain ouvre le bal.

Viennent ensuite la Green Tartine, avec un carton au nom de la Boulangerie Daveloza…

… puis la Silver Tartine, pour le lycée Georges-Frêche.

Et enfin la Golden Tartine, remise au maître de maison, dans sa propre salle.

Tout le monde se resserre pour la photo de groupe. Celle-là, on la garde.

Reste le rendez-vous qu’Emeline a préparé avec l’équipe communication des vins IGP Pays d’Oc : mettre en valeur l’accord mets et vins de chaque tartine lauréate. Dans un coin du restaurant, devant un mur de bois habillé de casseroles en cuivre, elle installe son éclairage au flash. Une planche, et les bouteilles qui s’alignent comme pour une photo de classe.

Chaque tartine passe devant l’objectif, seule d’abord, puis avec ses deux vins IGP Pays d’Oc. Pour la Golden Tartine, un pinot noir du Domaine Biscaye et « L’Epicurius », un petit verdot et malbec de Calmel & Joseph.

Puis viennent les chefs lauréats, avec leur trophée, leur tartine et leur bouteille. Ce sont les portraits que vous avez vus plus haut.
Pourquoi faire appel à un photographe culinaire à Montpellier pour un événement ?
Parce que l’événement dure une soirée, et que les images, elles, travaillent toute l’année. Elles servent aux organisateurs pour annoncer l’édition suivante, aux chefs pour leurs réseaux et leur site, aux partenaires pour leurs catalogues, et à la presse pour raconter ce qui s’est passé.
Après la Sainte Tartine, Emeline a partagé sa galerie avec les exposants. Chacun pouvait y retrouver sa tartine, ses gestes, son stand. Et le magazine Chefs d’Oc a illustré son compte rendu de l’édition avec plusieurs de ses photos. Même principe au printemps, dans le Gard : une galerie privée pour les participantes de cinq jours de formation de l’Académie des Tables.
Une seule soirée peut alimenter :
le site et la fiche Google d’un restaurant ;
les réseaux sociaux d’un chef, avant et après l’événement ;
la communication de l’édition suivante, dès l’automne ;
un dossier de presse ou un catalogue de partenaires ;
un menu, une carte ou une affiche.
Et la photo d’accord mets et vins, celle de la remise des prix, sert aussi en dehors des concours. Pour un domaine, un caviste ou une appellation, c’est souvent l’image qui donne envie d’ouvrir la bouteille. Quelques semaines plus tard, l’équipe des vins Pays d’Oc IGP nous confiait d’ailleurs son Grand Jury, de la dégustation à l’aveugle jusqu’aux photos de bouteilles de vin en studio.
Si vous tenez un restaurant, la question suivante est souvent : quelles images prévoir, et pour quoi faire ? Nous y répondons dans notre article sur les photos à prévoir pour un restaurant dans l’Hérault.
Comment préparer un reportage culinaire avec un photographe ?
Tout commence par un échange : ce que vous voulez montrer, à qui, et où les images vont vivre ensuite. À partir de là, nous calons ensemble le programme, les moments à ne pas manquer et les photos prioritaires.
Pour un événement comme pour une séance au restaurant, quelques réflexes changent tout :
annoncez les temps forts : ouverture, discours, remise de prix, coup de feu du service ;
prévoyez un coin calme près d’une fenêtre ou d’un mur neutre, pour photographier les plats sans la foule ;
prévenez votre équipe : un chef qui sait qu’on va photographier ses mains dresse un peu plus lentement, et c’est tant mieux ;
pensez aux formats : en hauteur pour les réseaux, en largeur pour le site et l’affiche ;
listez vos partenaires : vignerons, producteurs, fournisseurs aiment recevoir leurs images aussi.
Le jour J, vous n’avez plus qu’à cuisiner. Nous nous occupons du reste.
Et la vidéo, dans tout ça ?
La photo arrête le moment, la vidéo le fait durer. Un aligot qui file, une flamme qui monte, une poche à douille qui glisse : ce sont des images faites pour bouger.
C’est là qu’intervient Clément. Pendant qu’Emeline photographie, il filme les gestes, l’ambiance et la voix des chefs, pour des formats courts sur les réseaux ou un petit film de l’événement. Un seul interlocuteur pour la photo et la vidéo, et une même lumière sur les deux.
Pour voir ce que cela donne dans une vraie cuisine, lisez notre reportage photo et vidéo au Thaï de Castigno.

Où retrouver les lauréats de la Sainte Tartine 2026 ?
Trois des lauréats sont à Montpellier, le quatrième à Sète. Voici leurs adresses, leurs sites et leurs comptes Instagram, pour goûter leur cuisine toute l’année, et pas seulement le soir de la Sainte-Martine.
Golden Tartine, Clément Gely : La Table de Pierre Rouge, 7 avenue Saint-Lazare, 34000 Montpellier (le site de La Table de Pierre Rouge, La Table de Pierre Rouge sur Instagram) et Le VR à Vin, 468 rue de la Croix-Verte, 34090 Montpellier (le site du VR à Vin, Le VR à Vin sur Instagram) ;
Silver Tartine, lycée hôtelier Georges-Frêche : 401 rue Le Titien, 34000 Montpellier (le lycée Georges-Frêche sur Instagram) ;
Green Tartine, Boulangerie Daveloza et Atelier Bizarre : Boulangerie Daveloza, 6 rue du Grand Saint-Jean, 34000 Montpellier (la Boulangerie Daveloza sur Instagram) ; Atelier Bizarre, à Montpellier (le site de l’Atelier Bizarre, l’Atelier Bizarre sur Instagram) ;
Prix du public, Romain Murat : Le Quai d’en Face, 11 quai Aspirant Herber, 34200 Sète (le site du Quai d’en Face, le Quai d’en Face sur Instagram, sa page Facebook).
Vous êtes à Montpellier, à Sète ou ailleurs dans l’Hérault ?
Basés à Sète, nous travaillons comme photographes et vidéastes à Montpellier et tout autour : l’Écusson, Antigone, Port Marianne, Castelnau-le-Lez, Lattes, Pérols, Palavas-les-Flots. Mais aussi sur le Bassin de Thau, à Béziers, à Pézenas et partout dans l’Hérault.
Restaurants, pâtisseries, boulangeries, domaines, traiteurs, festivals gourmands : tout notre travail pour les métiers de bouche est réuni sur notre page photographe et vidéaste culinaire. Et si vous voulez savoir qui se cache derrière l’objectif, faites connaissance avec notre duo.
Vos questions à votre photographe culinaire à Montpellier
Quand a lieu la Sainte Tartine ?
Chaque année autour du 30 janvier, jour de la Sainte-Martine, à Montpellier. L’édition 2026, la dixième, s’est tenue le vendredi 30 janvier au Marché Gare, avec 32 chefs, près de 2 000 visiteurs et 9 000 tartines. Les dates et les informations pratiques de l’édition suivante sont publiées sur le site de la Sainte Tartine.
Qui a gagné la Sainte Tartine 2026 ?
La Golden Tartine 2026 est revenue à Clément Gely, du VR à Vin et de La Table de Pierre Rouge, pour « La p’tite Laine Cévenole ». La Silver Tartine est allée aux élèves du lycée hôtelier Georges-Frêche, la Green Tartine à la Boulangerie Daveloza et à l’Atelier Bizarre, et le Prix du public à Romain Murat, du Quai d’en Face à Sète.
Faites-vous aussi des photos de plats et d’accords mets et vins ?
Oui. Nous installons un petit studio sur place, dans votre restaurant ou votre domaine : un fond, une planche, un éclairage maîtrisé. Chaque plat est photographié seul, puis avec ses bouteilles. C’est ce qu’Emeline a fait à la remise des prix de la Sainte Tartine, avec l’équipe des vins IGP Pays d’Oc.
Peut-on avoir la photo et la vidéo pour un même événement ?
Oui, c’est même notre façon de travailler. Emeline photographie pendant que Clément filme les gestes, l’ambiance et les témoignages. Vous avez un seul interlocuteur, une seule organisation, et des photos et des vidéos qui racontent la même histoire, avec la même lumière, pour votre site comme pour vos réseaux.
Vous déplacez-vous à Montpellier et dans l’Hérault ?
Oui. Basés à Sète, nous intervenons à Montpellier et dans ses environs, de Castelnau-le-Lez à Palavas-les-Flots, mais aussi sur le Bassin de Thau, à Béziers, à Pézenas et partout dans l’Hérault. Nous venons là où vous cuisinez : restaurant, laboratoire, domaine, halle ou salle d’événement.
Et si votre cuisine passait à table devant l’objectif ?
Une tartine, ça se mange en trois bouchées. Un plat, en quelques minutes. Une soirée, en quelques heures.
Les images, elles, restent. Et elles continuent de donner faim longtemps après.
Racontez-nous ce que vous cuisinez, ce que vous préparez, et pour qui.
La Sainte Tartine, festival de la tartine à Montpellier : toutes les informations sur le site de la Sainte Tartine.
Emeline & Clément
Duo Photo & Vidéo Culinaire
Sète, Bassin de Thau, Hérault



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