Photographe événementiel dans le Gard : cinq jours avec l’Académie des Tables au Mas de Toulair

Des lunettes de protection. Des gants verts. Une scie sauteuse qui mord dans une planche.
Et aux commandes, une participante en robe à fleurs, sourcils froncés, qui ne lâche pas son trait.

On s’attendait à des nappes, à des verres, à des bouquets. Ils sont arrivés, promis. Mais le deuxième jour, à l’Académie des Tables, l’art de recevoir passait d’abord par l’établi.
Nous sommes au Mas de Toulair, à Saint-Christol-de-Rodières, dans le nord du Gard, du 18 au 22 mai 2026. Du lundi au vendredi, Emeline y a suivi une formation pas comme les autres, en photographe événementiel dans le Gard : des cours théoriques du premier matin au gala du dernier soir.
660 photos plus tard, on vous raconte la semaine. Et ce qu’une formation gagne à être photographiée.
L’Académie des Tables, c’est quoi ?
C’est une formation immersive de cinq jours, en présentiel, qui forme des event designers et des designers culinaires : décorer un événement, mettre en scène une table ou un buffet, et en faire son métier. Elle est portée par ID EVENT, un organisme de formation installé à Nîmes et certifié Qualiopi. Le groupe est volontairement petit, et tout le monde vit sur place, repas compris.
Deux formatrices mènent la semaine. Amel, de Dena Event, pour la direction artistique et la décoration. Karima, pour le design culinaire et la partie traiteur.
Le programme alterne cours théoriques et ateliers pratiques : les bases du métier, les décors et les backdrops, les ballons, les fleurs, la table et les buffets, puis un gala grandeur nature pour tout mettre en pratique.
Et à la fin de la semaine, les participantes peuvent créer leur entreprise et se lancer.
Pendant cinq jours, elles partagent tout : les cours, les ateliers, les repas, et ce qu’Emeline appelle « de vrais moments de vie ». Elle, appareil en main, les a suivies chaque jour, en salle comme dehors.
Le Mas de Toulair, c’est où ?
Le Mas de Toulair est un domaine de Saint-Christol-de-Rodières, dans le Gard, au milieu des vignes et des bois, dont le gîte est classé cinq étoiles. Yolanda et Jérémie, ses hôtes, vous y accueillent pour un séjour, un séminaire… ou votre mariage.
On est ici dans les Côtes du Rhône gardoises, et le vin est une histoire de famille. Yolanda et Jérémie sont tous deux vignerons, et le Mas est la maison vigneronne du Château Saint Nabor, leur domaine familial à Cornillon, dans la vallée de la Cèze. Six générations de vignerons s’y sont succédé.
Dans les verres ? Des Côtes du Rhône, des Côtes du Rhône Villages et des IGP, en rouge, en rosé et en blanc, d’un vignoble certifié Haute Valeur Environnementale. Et au Mas, la dégustation se fait dans une cave voûtée, avec des planches de produits du terroir.
Pour une formation où l’on dort, mange et travaille au même endroit, le décor compte. Une terrasse face aux collines, une cour en pierre, une grande cuisine, un salon lumineux : chaque espace a servi, à un moment ou à un autre, d’atelier, de studio photo ou de salle de gala.
Emeline connaissait déjà les lieux. Un mois plus tôt, elle y avait rencontré Yolanda et Jérémie lors d’une journée de prestataires du mariage, un souvenir qui illustre notre article sur les critères pour choisir ses prestataires de mariage. Vous y verrez aussi une table de réception décorée par Amel, au Mas de Toulair déjà.
Lundi : on pose les bases, et on ouvre le coffret
La semaine commence en salle, par le métier lui-même : se positionner, lire un brief, construire un devis, monter un moodboard. À chaque place attend un coffret noir au logo de l’Académie, avec son carnet et sa gourde assortis.

Devant l’écran, Amel ouvre le bal. Premier sujet : le métier d’event designer, tout simplement.

Côté photo, une journée de théorie tient de l’exercice d’équilibre. Pas de flamme, pas de ballons, peu de mouvement.
Alors Emeline cherche ailleurs. Une main qui griffonne. Un regard qui s’allume quand une idée prend forme. Une formatrice qui passe d’un écran à l’autre pour débloquer un devis.
Et à midi, tout le monde se retrouve autour de la même table. Les repas partagés font partie de la formation. Ils font aussi de très bonnes photos.

Mardi : la décoration, c’est aussi du bricolage ?
Oui, et pas qu’un peu. Le deuxième jour, la terrasse devient un atelier : on mesure, on découpe à la scie sauteuse, on dresse une arche en bois sur un socle orange. Puis on gonfle des ballons. Beaucoup de ballons.
Amel montre d’abord, en tee-shirt kaki et sourire aux lèvres. Puis chacune s’y met.

Pour Emeline, c’est la journée des gestes. Le mètre ruban qui se déroule, les gants qui tiennent la planche, la seconde de concentration avant la coupe. Ces images montrent ce qu’on ne voit jamais sur un décor terminé : le travail.
L’après-midi, place au ballooning. Oui, ça existe, et ça commence par un gonfleur électrique.

Ballons pêche, vert sauge et blanc, accrochés un à un sur un grand cercle doré. Le résultat ? Une arche « Happy Birthday » plantée face aux collines, qui n’attend plus que ses invités.

Ce genre de décor ne se monte pas seule. Et c’est voulu : à l’Académie, on travaille en équipe, pour apprendre et pour souder le groupe. Avant de tout démonter, la photo de groupe s’impose devant le mur de ballons. Bras en l’air, sourire jusqu’aux oreilles : la journée a été bonne.

Mercredi : deux décors, deux fêtes
Le troisième jour, les participantes montent de vraies scénographies autour d’un thème, du panneau drapé au dernier ballon. Dans la cour en pierre, une arche rose et des chiffres lumineux annoncent un anniversaire. Un peu plus loin, une arche bleu ciel attend un tout petit invité.
Le matin, on drape. Un grand panneau, un tissu, et des dizaines de plis à placer à la main pour que la lumière glisse dessus.

L’après-midi, les décors prennent vie. D’un côté, une arche de ballons roses, le panneau drapé et un « 14 » géant qui s’illumine, devant de petites tables nappées de blanc.

De l’autre, une arche bleu ciel, des ballons assortis, une petite chaise en bois au milieu et trois cubes qui épellent un prénom.

Dans la galerie, chaque décor existe deux fois. Vide d’abord, pour que chaque détail se lise. Puis habité, avec celles qui l’ont construit, fières comme des architectes le jour de l’inauguration.
Jeudi : des fleurs, de la lavande et un buffet qui donne faim
Le quatrième jour mêle fleurs et cuisine : un atelier floral le matin, puis un buffet préparé et mis en scène par le groupe. C’est la journée du design culinaire, le domaine de Karima.
Tablier noir brodé au logo de l’Académie, tout le monde se met aux fleurs.

Roses poudrées, feuillages, fleurs orangées : chacune compose son bouquet. Puis toutes posent ensemble, bouquet en main, comme une équipe le soir de la finale.

Le design culinaire, au fait, c’est quoi ? Emeline, formée elle-même à cette discipline, a sa définition : « transformer une expérience de dégustation en moment wow ». De la mise en scène, en somme, pour mettre en valeur des plats, des produits, un buffet. Avec du dressage, de l’agencement, des couleurs, des matières, des fleurs et du décor.
Karima, elle, l’enseigne avec les mains autant qu’avec les mots.

Dehors, la cour change de couleur. Nappes lilas, pots de lavande, cruches en terre cuite, chevalet assorti : le buffet prend place sous la grande baie vitrée en arc.

Les deux formatrices passent l’inspection, chapeau de paille sur la tête. Le verdict se lit sur leur visage.

En cuisine, on prépare. Dehors, on dresse. Des aubergines gratinées couronnées de basilic.

Une planche de fromages, de raisins, d’olives et de tomates cerises.

Et des carafes de citronnade à la fraise et au citron, qui donnent soif rien qu’à les regarder.

Ici, Emeline joue à domicile. Elle photographie un buffet comme une assiette : de près d’abord, à hauteur de plat, en laissant respirer les couleurs. Puis de plus loin, pour montrer l’ensemble et la façon dont il s’installe dans le lieu.
Vendredi après-midi : pourquoi des portraits avant le gala ?
Parce qu’une event designer qui se lance a besoin de deux choses pour se faire connaître : des photos de ses créations, et des photos d’elle. Le dernier jour, Emeline réalise donc pour chaque participante un portfolio de portraits professionnels, pour sa future communication.
Le matin, un peu de légèreté. Sur l’esplanade, on danse, on saute, on rit. La fatigue de la semaine s’envole d’un coup.

L’après-midi, les portraits s’enchaînent, chacune dans son décor.
Près d’une fenêtre, d’abord, la main sur le rideau.

Au salon, ordinateur sur les genoux, perchée sur l’accoudoir du canapé.

Au bureau, téléphone à l’oreille, comme un jour de rendez-vous.

Ou de tout près, derrière l’écran, le sourire au premier plan.

En cuisine, un citron à la main.

Sur la terrasse, face aux collines.

Plan serré, plan taille, en pied, au bureau, au salon ou dehors : pour chacune, plusieurs façons de se montrer, en largeur comme en hauteur.
Ce sont les images qu’elles mettront sur leur site, leur fiche Google ou leurs réseaux. Il faut qu’elles leur ressemblent, pas à une photo de catalogue.
Petit renversement de situation : pendant ces séances portraits, les participantes ont sorti leur téléphone pour filmer Emeline au travail. Pour une fois, c’est la photographe qui avait un objectif braqué sur elle.
Vendredi soir : un gala tout en blanc, l’orange en vedette
Le dernier soir, les participantes créent les décors de leur propre gala, une soirée grandeur nature avec plusieurs ambiances : une grande table dressée, un bar, un coin lounge et un photocall. Tenue blanche pour tout le monde, et une seule couleur pour le décor : l’orange.
Sur la terrasse, une pergola de bois habillée de verdure abrite la grande table. Nappes blanches, chaises en bois, et des bouquets orange et jaunes dans des vases argentés.

Les détails suivent. Une assiette blanche, une serviette pliée, un petit carton posé dessus : la table se dresse avec de la vaisselle, du linge et de la décoration, comme on l’a appris dans la semaine.

À l’entrée, un panneau « Prenez place » fleuri d’orange guide chacun vers sa table.

Un peu à l’écart, sous les parasols, le coin lounge attend ceux qui préfèrent les fauteuils aux chaises.

Et pour le photocall, un mur entier de plumes orange, au nom de l’Académie des Tables.

Quand le soleil décline, tout le monde y passe. Par deux, par trois, puis toutes ensemble, en blanc devant l’orange.

La dernière photo de la galerie date de 22 h 03. Après, ce sont les au revoir. Ceux-là, Emeline les a laissés hors champ.
Photographe événementiel dans le Gard : pourquoi photographier une formation ?
Parce qu’une formation dure cinq jours, et que ses images servent bien plus longtemps. Elles nourrissent la communication de l’organisme pour les sessions suivantes, le book des participantes, et les pages du lieu qui les accueille.
Toute la semaine, Emeline a constitué pour l’Académie des Tables une banque d’images de ses ateliers. Puis, le dernier jour, le portfolio de chaque participante.
Et elle le résume mieux que nous : « Être un bon event designer ou un designer culinaire, c’est aussi savoir communiquer. Et les photos sont très importantes pour avoir une communication professionnelle. »
Trois jours après le gala, les 660 photos de la semaine étaient en ligne, dans une galerie privée. Les participantes y ont fait leur tri, listes de favorites à l’appui.
Une semaine photographiée peut alimenter :
le site et les réseaux de l’organisme, pour annoncer la session suivante ;
le portfolio de chaque participante, avec ses créations et son portrait ;
les pages du lieu d’accueil, pour ses séminaires et ses réceptions ;
un dossier de présentation pour les partenaires ;
et les souvenirs de la promo, tout simplement.
Nous l’avions déjà vécu à l’ouest de Béziers, pendant la journée dégustation d’un traiteur au Domaine de Lussau, à Montpellier, au cœur de la Sainte Tartine 2026 au Marché Gare, et à Sète, avec un réveillon sur le thème de l’école au Quai d’en Face. Une formation, c’est la même logique, étirée sur une semaine. Et côté vin, nous avons suivi le Grand Jury des vins Pays d’Oc IGP, à Lattes, de la dégustation à l’aveugle jusqu’au studio.
Comment préparer le reportage photo d’une formation ou d’un séminaire ?
Tout part du programme : on repère ensemble les temps forts, les ateliers les plus visuels et les moments où le groupe sera réuni. Ensuite, quelques réflexes font toute la différence.
Prévenez les participants dès l’inscription, et recueillez leur accord pour la diffusion des photos ;
réservez un créneau pour les portraits, avec deux ou trois décors repérés à l’avance ;
laissez les décors vides quelques minutes, le temps de les photographier avant l’arrivée du public ;
pensez à la lumière : une fin de journée sur une terrasse vaut tous les projecteurs ;
listez les usages (banque d’images, book, site, réseaux, partenaires) pour prévoir les bons formats, en largeur comme en hauteur.
Le reste, c’est notre affaire. Sur plusieurs jours, Emeline se fond dans le groupe, et l’appareil finit par se faire oublier. C’est souvent à ce moment-là que les meilleures images arrivent.
Et la vidéo, dans tout ça ?
Cette fois, Emeline était seule, appareil photo en main. Mais sur un événement de plusieurs jours, la vidéo a toute sa place : les gestes d’un atelier, la voix d’une formatrice, l’ambiance d’un gala qui monte en puissance.
C’est le rôle de Clément. Pendant qu’Emeline photographie, il filme, pour des formats courts sur les réseaux ou un petit film de la session. Un seul interlocuteur pour les deux, et une même façon de raconter.
Vous organisez un événement dans le Gard, à Sète ou dans l’Hérault ?
Basés à Sète, nous nous déplaçons dans le Gard, de Nîmes à Uzès et jusqu’aux portes de l’Ardèche, comme à Montpellier, à Béziers, à Pézenas et sur tout le Bassin de Thau. Formations, séminaires, soirées d’entreprise, lancements, dégustations : dès qu’il y a une table à raconter, nous ne sommes jamais très loin.
Nos reportages pour les métiers de bouche et l’événementiel culinaire sont réunis sur notre page photographe et vidéaste culinaire à Sète et dans l’Hérault. Et pour savoir qui se cache derrière l’objectif, faites connaissance avec Emeline et Clément.
Vos questions à votre photographe événementiel dans le Gard
Vous déplacez-vous dans le Gard pour un événement ?
Oui. Basés à Sète, nous intervenons dans tout le Gard : à Nîmes, à Uzès, dans le Gard rhodanien et jusqu’au Mas de Toulair, à Saint-Christol-de-Rodières, où Emeline a suivi cinq jours de formation en mai 2026. Nous couvrons aussi Montpellier, Béziers, Pézenas, le Bassin de Thau et tout l’Hérault.
Peut-on photographier une formation sur plusieurs jours ?
Oui. Pour l’Académie des Tables, Emeline a suivi les cinq jours de la session, des cours théoriques au gala final : une banque d’images des ateliers pour l’organisme, puis un portfolio de portraits pour chaque participante. Au total, 660 photos, livrées dans une galerie privée trois jours après la fin de la session.
Faites-vous des portraits professionnels pendant un événement ?
Oui. Un créneau dédié suffit, avec deux ou trois décors repérés sur place : un salon lumineux, une cuisine, une terrasse. À l’Académie des Tables, chaque participante est repartie avec des portraits pour son site, sa fiche Google et ses réseaux, en plus des photos de ses créations.
Que deviennent les photos après l’événement ?
Elles arrivent dans une galerie privée en ligne. À l’Académie des Tables, elle était prête trois jours après le gala : chaque participante pouvait y retrouver ses créations et ses portraits, marquer ses favorites et télécharger ses images pour son book, son site et ses réseaux.
Peut-on avoir la photo et la vidéo pour le même événement ?
Oui. Emeline à la photo, Clément à la vidéo : nous préparons l’événement ensemble, puis nous nous répartissons les moments sur place. Vous n’avez qu’un seul contact, et vous récupérez des images qui se répondent, les photos pour le book et le site, les vidéos pour les réseaux ou un petit film.
Et si votre prochain événement passait devant l’objectif ?
Lundi, un coffret à déballer. Mardi, une scie sauteuse. Vendredi, une tenue blanche devant un mur de plumes orange.
Cinq jours, 660 photos, et un book pour chaque participante.
Racontez-nous ce que vous organisez, où, et pour qui.
L’Académie des Tables, formation d’event designer et de design culinaire : toutes les informations sur le site de l’Académie des Tables et sur son compte Instagram. Pour découvrir le lieu, rendez-vous sur le site du Mas de Toulair et sur son Instagram. Côté vins, c’est sur l’Instagram du Château Saint Nabor.
Emeline & Clément
Duo Photo & Vidéo Culinaire
Sète, Bassin de Thau, Hérault



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